C'est en revenant de l'escale d'Acapulco que Sam et Nico ont eu la chance d'être tirés au sort parmi tous les passagers du Pacific Princess.
A la clé, deux invitations à la table du Capitaine Merrill Stubing.
Alors que les mets se succèdent tous plus goûtus les uns que les autres, Julie, une queue de homard entre les mains, lance la discussion sur le groupe qui anime la soirée.
Gaupher du même avis, car secrètement amoureux d'elle, souligne que cette formation n'est composée que d'intermittents du spectacle, tir aux flancs notoires et autres parasites sociaux (Et oui Gaupher vote UMP, ça fait mal, mais en même temps vous avez vu sa ganache ?).
Sam saute sur l'occasion (à défaut de pouvoir sauter sur Julie) et glisse avec tact et finesse son don inné pour les arrangements, les harmonies et la composition.
L'assistance est conquise.
Isaac commence même à battre un rythme chacha avec sa fourchette en argent et son couteau à huîtres.
Nico relance de dix ! Lui aussi est naturellement doué pour chauffer les salles de sa voix sensuelle et mélodieuse.
Le Capitaine Stubing est charmé : « Et si on monté un groupe de rock », déclare t'il tout en avalant une lampée de château neuf du pape, vieux donjon 2004.
La soirée continue, un verre en appelant un autre, Gaupher bourré comme un cochon, manque de vomir sur la robe en satin de Julie.
Le docteur Adam Bricker décide de le ramener à sa cabine pour ne pas qu'il finisse comme la dernière fois sur une des embarcations de secours à deux miles du Pacific Princess en train de réciter du Baudelaire, nu et enduit de moutarde à l'ancienne.
Merrill lui demande par politesse s'il ne veut pas faire partie de leur futur groupe de rock.
Le Toubib décline car même s'il se sait bon musicien, ce n'est pas le boulot qui manque à bord.
Forcément, malgré les dimensions pharaoniques du Pacific Princess, les clients en font vite le tour.
Blasés et en quête de sensations fortes, la partouze devient alors la seule activité distrayante.
Chaude pisse, chtouille et autre parasite sont monnaie courante à bord.
C'est la triste vérité, l'envers du décor, la poussière sous les paillettes.
Les convives se retirent, Merrill, un verre de cognac à la main vire le groupe d'un seul grognement.
Isaac prend la batterie, Julie prend la flûte, Sam prend Julie mais se rétracte au dernier instant et se rabat su la guitare.
Nico saute sur la basse.
Merrill, comme s'il avait fait cela toute sa vie, s'empare du micro d'un geste vif qui fend l'air, le rapproche de sa bouche et hurle : « 1, 2, 3, 4 ». SINOFAR vient de naître !
Je me suis retourné le ciboulot dans tous les sens pour trouver une idée équitable à vos dons et voilà ce que je vous propose :
Comme notre musique est avant tout la votre, pour tout achat de part, nous vous proposons l’envoie de nos futures compos sur un mail (à nous donner sur contactsinofar@gmail.com) au format mp3.
Et ceci à vie !!! Et oui vous ne rêvez pas. Et pour les cinq premiers souscripteurs nous rajoutons un yacht intérieur cuir et finition luxe avec un très très gros…
Allez stop au trafic des caraïbes, je me calme et je vous souhaites une bonnes écoutes et merci de vous être arrêtez sur ces quelques lignes.
La bise.
Nicolas de Sinofar
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